Posted by

Private Equity : Toute une Science !

7 December 2016

Les actions non cotées en bourse n’ont jamais eu autant la cote que maintenant, et le marché suisse est un indicateur de l’intérêt que portent les investisseurs au private equity. Sur le marché de l’investissement privé, le risque est grand et les acteurs jouent gros pour pouvoir régner en maître dans la jungle des private equity. Explorons ce domaine controversé :

Qu'est-ce que le Private Equity ?

Par opposition au marché publique, le private equity parfois traduit en « Capital-Investissement » est une forme très ancienne d’investissement par laquelle un fond d’investissement consacre une partie de ses capitaux propres ou sous gestion au développement ou rachat d’une société publique ou privée.

Ainsi les fonds reçus par la compagnie sont investis dans sa modernisation technologique ou commerciale pour des besoins de croissance, ou même de redressement. En contrepartie de son risque d’investissement, le fond d’investissement qui se voit geler une partie de son capital pour une durée longue reçoit un rendement sur capital investi, généralement supérieur à celui des actions cotées dans cette même compagnie. D’ailleurs le tiers « investisseur » accompagne et gère selon ses directives le portefeuille de la compagnie afin de favoriser son développement et donc son investissement.

Source : Challenge.ma

Source : Challenge.ma

A cet effet, les obligations réglementaires et garanties des private equity sont plus faibles que les actions cotées en Bourse, et de même pour leur liquidité. La cession de gré à gré est volontairement difficile sur ce marché, car le risque-investissement est élevé. Ce risque peut être observé sur plusieurs aspects tel que le choix de l’entreprise imposant un grand nombre de contraintes, mais aussi l’évaluation du taux d’achat adéquat à l’entreprise pour pouvoir se développer sans endettement. Des fonds d’investissement spécialisés en private equity vont parfois volontairement se concentrer sur des actifs bien précis comme les actifs immobilier, ou encore en agrobusiness.

Pourquoi fait-il autant parler ?

Sur le marché du private equity, la guerre des fonds d’investissement fait rage. Ces fonds qui reprennent les compagnies, soit les « Buyout deal » sont perçus comme des prédateurs ou requins envers ces dernières, parfois au bord de la faillite. L’image de l’investisseur peu scrupuleux et agressif dépeinte par Michael Douglas dans le film « Wall Street » trouve encore écho dans nos têtes. Cependant la réalité est tout autre, le marché des actions non cotées en bourse se développe considérablement à travers le monde, on observe plus de 400 Milliards de dollars investis en private equity, tout cela sachant que le marché ne souligne aucun signe de saturation.

Source : "Wall Street"

Source : "Wall Street"

Le private equity est aussi le sujet d’innombrables débats : il y a le camp des pro qui soutient que le rendement de ce genre de fonds de reprise est généralement supérieur à celui des actions cotées en bourse comme le professeur Stefan Morkötter de l’université de Saint-Gall. Mais l’autre camp se défend en dénonçant les commissions « exorbitantes » des gérants de fonds, cela démontre l’emprise de ces fonds sur les compagnies reprises. Le camp des contre redoute que les fonds fassent du gain sur le dos des compagnies. Or le professeur justifie ces commissions importantes par le volume de travail fourni de ces gestionnaires de fonds dans le but de développer l’entreprise sur le long terme, et ainsi de développer ses propres actifs.

Désormais, il apparaît clairement que les deux aspects-clé du private equity sont la transparence et le profit. A cet égard, la structure financière va varier selon les fonds d’investissement, mais cela inclut généralement des frais de gestion et des frais de performance : certains fonds de reprise vont opérer un taux de 2 % annuel sur les actifs sous gestion et requiert un taux de 20 % sur les profits effectués par la cession de l’entreprise. Du coté de la transparence, les fonds d’investissement ne demandent qu’à l’obtenir car les profits engendrés par le private equity devient de plus en plus considérable et un contrôle des actifs pourrait faciliter le processus de rachat de compagnies.

Nouvel horizon ?

Le Private Equity est un domaine complexe, doté de codifications qui feraient presque oublier le risque entrepris par de tels investissements. Inévitablement, le private equity constitue un pillier de la finance et paraît néanmoins comme un domaine controversé, cela pose la question de son changement : doit-il se réinventer ?

Source : Finance de Marché

Source : Finance de Marché

Sources :
Bloomberg, The Economist, Bilan, Investopedia

Comments

comments